R.A.Frisch

Prix Nobel 1969 avec J.Tinbergen pour leur apport en économétrie, l’auteur fonde, dès 1931, la « société d’économétrie », et deux ans plus tard, la revue « Econometrica ». L’économétrie est une branche de l’économie qui permet de confronter des constructions théoriques et leurs prédictions aux données réelles de l’économie.

Un des apports de Frisch est de faire progresser l’analyse de la corrélation multiple. Ses travaux permettent de mieux distinguer la multicolinéarité entre les variables étudiées, de la causalité entre ces mêmes variables.

Cependant, Frisch n’est pas convaincu de l’intérêt des modèles avec probabilités pour évaluer la pertinence des estimations économétriques.

Frisch va appliquer les méthodes économétriques au début des années trente à l’étude dynamique des cycles. Il cherche à déterminer et à estimer les variables qui agissent sur le cycle. En intégrant des mouvements aléatoires dans les modèles, il construit une théorie purement endogène du cycle.

Concernant la politique économique, il cherche à

écrire la fonction de préférence étatique. Dans un premier temps, il procède à des entretiens avec les principaux décideurs de la politique économique en Norvège. Il constate que la satisfaction marginale tirée de la modification d’un objectif ou d’un instrument de politique économique dépend du niveau atteint par cet objectif ou instrument.

Enfin, Frisch remarque que la satisfaction marginale associée à un objectif où à un instrument de politique économique est indépendante du niveau des autres objectifs ou instruments.

La fonction de préférence étatique peut alors s’écrire comme une somme de fonctions ne dépendant chacune que d’un argument.

R.A.Frisch :  » Sur un problème d’économie pure », NMFS, 1926.



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